Je crois que tous les moments passés à te parler ne disparaîtront jamais de moi, tu as été tellement présente, toujours là quand j'en avais besoin. Tu te rappelles de notre rencontre ?
C'était sur un forum, on discutait de tout et de rien, et plus les journées passaient, plus l'on s'accrochait désespérément l'une à l'autre.
On a essayé de sortir de cette putain de déprime continuelle en se serrant les coudes.
Franchement je n'ai pas honte de dire que tu es la seule personne qui ait su lire en moi comme dans un livre ouvert, c'est grâce à toi si je suis encore en vie.
Tu sais je m'en veux beaucoup avoir foutu en l'air notre amitié, ça m'apprendra à ne plus dire le fond de ma pensée. Tu sais je le pensais vraiment quand je leur ai dit que je t'aimais, mais ta réaction m'a blessée, trop fière pour te l'avouer en face, j'ai enfoui tout sentiment ressenti à ton égard.
Si tu me voyais en ce moment, tu serai choquée, tu me ferai la morale, et je t'écouterais m'engueuler en silence.
Je t'admirais, et c'est encore le cas.
Il y a des évènement qui ne cessent de me tourmenter, je ne sais pas si tu le sais, je pense que personne ne t'en a parlé alors je vais te le raconter.
C'était au début de l'hiver, lorsque tu commences à avoir froid malgré les trois épaisseurs que tu as en sur toi. Bref, je sortais de cours et mon téléphone s'est mis à sonner, un numéro inconnu s'est affiché, j'ai décroché, ne me doutant de ce qui allait se passer par la suite. C'est à ce moment là que j'ai su. Je ne voulais croire que cette mystérieuse personne disait la vérité.
Puis je suis allée dans ta ville, ainsi qu'on me l'avait demandé, je n'étais pas seule de Dijon ce jour là, un ami m'avait accompagné. Tout le monde pleurait, je me suis approchée, pour te voir en vrai, toi, l'objet de mon désir, la personne ayant kidnappé mon c½ur. Tu dormais, tu étais magnifique mon c½ur, j'ai demandé si je pouvais te faire une dernier baiser pour te dire au revoir, la personne a hoché la tête, je me suis penchée sur ton corps inerte, tu me souriais comme si tu me disais; ne t'inquiètes pas, je vais bien, re garde je ne souffre plus maintenant...j'ai posé mes lèvres sur les tiennes, c'est à ce moment là que j'ai réalisé, une larme à coulé et s'est mêlée à nos lèvres scellées.
J'ai regardé les gens qui t'avaient enlevée à moi, je n'ai pas bougé, je n'ai rien fait pour les arrêter, au lieu de ça je me suis écroulée à terre et j'ai pleuré, j'ai hurlé ton nom, mais tu n'as pas réagi, les personnes continuaient de t'arracher à moi.
Je suis rentrée à Dijon, et depuis, ma vie a changé. J'ai écrit tin nom sur mon corps, à l'aide de ma lame, je me suis fait tatouer un cerisier japonais avec tes dates.
Tu sais, plein de cicatrices habillent mon corps à présent, ce sont tous les jours passés sans toi.
C'est affreux de vivre sans ta présence, personne ne sait que je souffre, je suis impassible, réceptive à aucun sentiment, je suis incapable de pleurer, pas même de sourire, je ne suis plus qu'une coquille vide, on m'a arraché le c½ur, c'est normal que je ne ressent plus rien après tout...
J'irai demain poser cette lettre sur ta tombe, et te raconter ma journée, ma galère continuelle, et je resterai là, assise en face de cette pierre, à te regarder disparaître.